Bruxelles souhaite revoir les quotas pour les travailleurs européens

Le 11 février dernier, le Conseil Fédéral a déposé un projet de loi concernant la mise en place de quotas stricts sur les frontaliers en Suisse. Une initiative qui s’appliquerait uniquement aux étrangers non européens.

La Suisse, un pays qui prône la souveraineté du peuple

Cela fait maintenant un an que 50,3% des électeurs Suisses ont voté pour l’initiative de l’extrême droite qui rejette l’accord sur la libre circulation des étrangers à travers le territoire. Une « votation » contre l’immigration de masse qui a été considérée comme « inacceptable » par les gouvernements des 28 qui présagent de graves conséquences sur l’économie suisse car rendant caducs les accords entre la Suisse et l’Union Européenne. En effet, de nombreux accords bilatéraux lient la Suisse et l’UE et dont la plupart permettent aux entreprises locales de trouver des marchés à l’extérieur. Par ailleurs, sur le territoire helvétique, le dernier mot appartient au peuple que n’ayant pas le choix, le Conseil fédéral a été contraint d’introduire des quotas à tous les frontaliers, y compris les quelques 280 000 Français qui y travaillent. Des contingents qui s’appliquent entre autres aux étrangers et à leur famille résidant en Suisse mais également aux réfugiés, aux personnes sans activités lucratives ainsi qu’aux individus qui y séjournent provisoirement.

Le Conseil fédéral propose de nouveaux contingents

Devant ces désaccords et les nombreuses voix qui s’élèvent, le gouvernement helvétique vient de présenter un nouveau projet de loi qui aurait l’intention d’adopter des quotas stricts mais cette fois-ci uniquement pour les étrangers en provenance des pays non européens. De ce fait, les ressortissants Français, Allemands ou Espagnols pourront en toute légalité et sans aucune limite s’établir sur le territoire Suisse. Toutefois, cette « solution » de compromis ne semble ravir ni le parti populiste ni encore la Commission européenne qui a tenu à évoquer sa déception par le biais de sa porte parole. De son côté, l’Union démocratique du centre persiste et fait savoir que la Suisse doit faire tout son possible pour défendre ses acquis que si Bruxelles fait la sourde oreille, autant résilier directement les accords bilatéraux. Selon le vice-président de l’UDC, Claude-Alain Voiblet, le Conseil fédéral ne fait que jouer sur les mots alors que ses objectifs sont encore loin d’être atteints.

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